Les copains d’abord – Adhésif double face

Adhésif double face

26 juillet 2023

Dans ce dossier, l’équipe Allez Ducey va s’appliquer à n’être que factuel en ne relatant que les faits, rien que les faits, sans vindicte, en ayant toujours comme ligne de conduite « ce que les municipalités ont fait pour l’un était-il applicable à tous ? ». Nous voulons également éviter toute controverse en ne basant notre étude que sur des documents publics. Ainsi en toute transparence, les éléments de notre exposé sont à la disposition de toute la population.

Malgré cela nous n’ignorons pas que nous serons la cible de personnes révisionnistes, amateurs de la théorie du complot. Qu’elles intègrent dès maintenant que s’il existe quelques personnages indélicats qui ont trempé le doigt dans le pot de confiture, ceux-ci ne sont pas une généralité.

Jusqu’à la création de l’équipe Allez Ducey, les arrangements « entre amis » se faisaient dans la discrétion d’un club confidentiel. Mais cet argent communal consenti à quelques initiés, c’est avant tout l’argent de nos impôts locaux, que plusieurs habitants ont des difficultés à payer mais que d’autres n’ont aucune difficulté à dissiper.

Sommaire

Premier point : Cession de la parcelle cadastrée section ZL69 lieu-dit « Les Clôtures »
Second point : Huit places de stationnement à titre gratuit et perpétuel rue du Couvent
Troisième point : Restitution du chemin communal de Champagne
Quatrième point : Compromis de vente d’une parcelle communale
Cinquième point : Abandon du compromis de vente signé avec la commune
Sixième point : Le prix de la parcelle baisse pour une seconde fois
Septième point : PSLA – Maison Médicale – Arbre de la Liberté
A suivre, en guise de conclusion

Premier point : Conseil Municipal du 3 juillet 2014 – Cession de la parcelle cadastrée section ZL69 lieu-dit « Les Clôtures »

Il faut tout d’abord revenir au Conseil Municipal du 22 mai 2008 où une délibération a cédé cette parcelle de 3200m² au prix de 0,30€ le m² suivant avis du Service des Domaines.

Mais la vente n’a pas abouti. Lors de la séance du 3 juillet 2014 cette parcelle est à nouveau proposée à la vente. Le Service des Domaines de nouveau consulté maintient son estimation à 0,30€ le m². Monsieur Laporte et le Conseil Municipal passent outre son avis pour finaliser la vente au prix de 1€ symbolique ! Ceci représente une perte sèche pour la commune de 959€, à supposer que l’euro symbolique ait été payé.

Cette somme peut paraître symbolique, mais le geste de renoncement du Maire l’est tout autant. Pourquoi avoir désavoué le Service des Domaines et privé la commune de cet apport financier ?

Second point : Huit places de stationnement à titre gratuit et perpétuel rue du Couvent

Le Conseil Municipal du 15 juillet 2004 a validé l’occupation de 8 places de stationnement public à titre gratuit et perpétuel dans l’entrée de la rue du Couvent.

Mais 15 années plus tard, le 18 juin 2019, la commune a renoncé cette disposition gratuite et perpétuelle sans aucune contrepartie authentifiée. Cette délibération est complètement énigmatique car l’abandon de cette servitude bien favorable à notre commune, eut comme conséquence de doublement pénaliser les habitants :

– En compliquant le stationnement dans une rue très fréquentée notamment pour l’accès aux commerces de la rue du Génie, en particulier aux deux boulangeries. Indirectement, en pénalisant les commerces du centre ville, l’on a favorisé la surface commerciale située en périphérie.

– Ce fut ensuite de privilégier un propriétaire qui a bien mené son affaire en posant la question judicieuse suivante : « Il est demandé à la commune de renoncer à la servitude ». Sans contrepartie, la réponse du Conseil Municipal ne pouvait en l’état, n’être que négative. Mais il est possible que l’impossible soit possible. Et tout fut possible, car la réponse fut positive.

Sur proposition du Maire, le Conseil Municipal n’a t-il pas renoncé trop facilement à ces places de stationnement gratuites et concédées à perpétuité ?

Troisième point : Restitution du chemin communal de Champagne – Des coïncidences à l’évidence

La fonction de Maire de Ducey-Les-Chéris imposait des devoirs qu’ils ont su malheureusement adapter au fil du temps selon leurs besoins pour le chemin communal de Champagne.
Après des recherches foncières approfondies réalisées uniquement par l’association RED, le 5 juillet 2018 tous les acteurs concernés (mairie, riverain, association) étaient d’accord pour reconnaître l’entière propriété publique de ce chemin.
La mairie devait se charger d’enlever clôtures et barrières posées illégalement par une famille indélicate qui en 1999 s’était appropriée 800 mètres de chemin communal. Le Maire devait envoyer des ouvriers municipaux pour en assurer le débroussaillage.

Malheureusement quelques jours après, au mois d’août 2018, la famille indélicate intervient auprès du Maire pour exprimer des réserves sur l’opportunité de travaux qui devaient être réalisés par les services techniques de la ville. Les travaux programmés sont annulés. Les autorités municipales admettent bien facilement et sans vérification leurs arguments présentés.
Il est consternant de constater que le Maire ait porté plus de crédit aux propos de personnes sans scrupules qui ont spolié pendant 20 ans un bien communal plutôt qu’aux éléments concrets apportés quelques jours plus tôt par l’association RED.

A preuve un courriel en date 2 octobre 2018 du Maire-délégué de Les Chéris. Il reconnaît que le chemin est communal mais il considère que la commune risque d’être assignée devant le tribunal par le faux propriétaire. C’est le monde à l’envers, le comble de l’ironie … et du dégagement en touche quand il écrit : « que sa présence sur les lieux devient ambiguë : surveillance d’opérations à risques ou acquiescement de la situation ».
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! 

Au mois d’octobre 2018, l’association RED finalise le débroussaillage du chemin, sous les menaces de la famille indélicate. L’association réclame en vain l’intervention d’élus, pour être protégée par les pouvoirs de police du Maire. La seule action municipale fut la fuite et un refus d’intervenir. Bien sûr :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

La famille indélicate rencontre à nouveau le Maire de Ducey-Les-Chéris pour lui faire partager ses doutes sur la nature des travaux entrepris par l’association RED. Le résultat fut qu’une partie du domaine public fut un peu plus dépouillé, mais :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

La mise en scène organisée du mardi 4 décembre 2018 ne fut guère amusante : les randonneurs durent passer sous les canons de fusils qui surplombaient le chemin communal. Plainte fut déposée auprès du Maire afin qu’il exerce ses devoirs de police et pour qu’il fasse intervenir la gendarmerie. Vous connaissez déjà sa réponse … :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

Après avoir une nouvelle fois sollicité le Maire de Ducey-Les-Chéris, la famille indélicate obtient le 1er février 2019 un bornage entre riverains, qui lèse la propriété communale. Affaire sans importance :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

L’association RED demande alors à la municipalité qu’un bornage soit réalisé par un géomètre expert assermenté par l’Etat. Refus catégorique du maire. Tout ça bien sûr … :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

Le 8 février 2019, une première lettre réitérait l’intervention d’un géomètre expert afin définir le domaine communal. Lettre restée sans réponse, aussi un mois plus tard le 8 mars 2019, une seconde lettre rappelait au Maire la demande. Lettre également restée sans réponse, mais le 28 mars 2019, une troisième lettre rappelait au Maire de Ducey-Les-Chéris la demande pour l’intervention d’un géomètre expert :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

Le 8 avril 2019, monsieur le Maire écrit enfin : « la commune n’entend pas faire exécuter un bornage par géomètre expert ». Est-ce vraiment une surprise ou simplement :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

Le 24 avril 2019 une quatrième lettre recommandée rappelait au Maire que de garder le silence n’était pas neutre, et qu’en l’espèce cela enclencherait par l’association un processus irréversible devant la juridiction administrative.
Brusquement en moins d’une semaine, le 2 mai 2019, le Maire se manifeste par une lettre : « Je vous propose de vous recevoir pour un échange ». Comme c’est étrange ou peut-être …
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

Le 22 mai 2019, le « je vous » était en fait un « nous vous » : monsieur Laporte entouré de 7 adjoints ou Maire-délégué, dont madame Labiche, maintiennent leur proposition d’un compromis amiable avec la signature d’une simple convention entre la mairie et la famille indélicate à la place d’un bornage certifié fait par un géomètre expert.
L’association RED est représentée par Patrick Levoyer, Paulette et Clément Fauchon qui est Président d’honneur de l’association RED et qui fut conseiller municipal de Les Chéris pendant 24 ans.
L’association refuse ce montage litigieux car il n’a aucune valeur juridique en dehors des 2 signataires. La détermination de l’association fut décisive puisque le Maire accepte alors la demande expresse de l’association pour l’intervention d’un géomètre expert.

Le pré-bornage fut payé par l’association RED et le bornage définitif fut acquitté uniquement par la Mairie, excluant au passage la famille indélicate de toute participation financière. Elle était pourtant redevable de la moitié des frais. Le bornage est réalisé le 16 juillet 2019 par le Cabinet Patrick Zuber. Plus de 5 mois pour préserver le domaine public contre vents et marées, mais :
          « c’est une coïncidence … une pure coïncidence ! »

De coïncidences en coïncidences, que de « coïncidences ! ». Avez-vous remarqué que toutes ces « coïncidences » concordent pour privilégier des intérêts particuliers d’une famille au détriment de l’intérêt public que monsieur le Maire avait pour mission de défendre ?
Est-ce une « coïncidence » si le fils de cette famille indélicate fut employé par monsieur Laporte comme moniteur d’auto-école ? Ce n’est pas un ragot de « carabot » comme il dit, c’est sa propre confidence.
          « ce n’est pas une coïncidence … »

Le conseil municipal du 15 septembre 2021 valide une mesure de favoritisme que l’on argumente exclusivement sur la parole orale, sur du vent pour justifier il y a 22 ans, l’installation sans autorisation de canalisations d’eaux et d’électricité pour cette famille indélicate sous le chemin communal de Champagne, sur une longueur de 120 mètres : « Considérant l’accord oral de 1999 du maire de Les Chéris donné à l’époque à … »  
          « ce n’est pas une coïncidence … »

Bien sûr ce pseudo accord oral est complètement fabriqué. Nous avons rencontré l’ancienne Maire de la commune de Les Chéris de 1999 qui ne se souvient pas d’avoir donner pareil accord même oral.
          « ce n’est pas une coïncidence … »

Dire qu’il a eu un accord oral en 1999 confirme que la famille indélicate n’était pas propriétaire du chemin, sinon elle se serait dispensée de toute demande d’autorisation le 15 septembre 2021. De cette contradiction, retenons que tous les acteurs connaissaient au plus tard le 5 juillet 2018, le véritable propriétaire du chemin de Champagne : la commune de Les Chéris.
          « ce n’est pas une coïncidence … »

Il est des faiblesses où les relations trop entretenues pousse parfois vers un favoritisme irraisonnable et donc contestable. Quant à la morale …

« C’est plus qu’une coïncidence mais une évidence,
Etouffons l’indécence et taisons l’impertinence.
Jusqu’à l’outrance dans une totale indifférence,
Masquons nos connivences dans un convenu silence … »
(Création Allez Ducey libre de droits de diffusion sur simple demande)

Quatrième point : Conseil Municipal du 30 octobre 2018 – Premier compromis de vente d’une parcelle communale avec monsieur Sirre, Maire-adjoint

Monsieur Sirre est actuellement maire-adjoint chargé des finances mais il était déjà conseiller municipal sous l’ancienne municipalité. En 2018, il est intéressé par un terrain communal d’une contenance de 1010m². Les Services des Domaines ont estimé cette parcelle à 60,00€ du m² soit un prix total de 60600€.

Monsieur Sirre trouve ce prix excessif. Le 28 septembre 2018, il fait une offre d’achat pour un prix total de 58200€ soit 57,62€ le m². Cette offre est conditionnée à la signature du compromis de vente ne pouvant pas excéder le 1er novembre 2018. Sa proposition est validée le 1er octobre 2018 par monsieur le Maire.

Si monsieur Sirre est le principal bénéficiaire de cette première largesse de 2400€, monsieur Laporte n’a t-il pas fait mauvais usage de sa fonction pour accorder un avantage spécifique à un conseiller municipal, même si le Conseil Municipal unanime a cautionné cette générosité collégiale ?

Cinquième point : Abandon par monsieur Sirre du compromis de vente signé avec la commune

Monsieur et Madame Sirre ont signé un compromis de vente le 4 décembre 2018, la signature de l’acte devant intervenir au plus tard le 30 mars 2019. Or, un compromis de vente vaut pour engagement ferme et ne peut pas être revu, ni à la baisse, ni à la hausse.

Pourtant, ils ne mettent pas en œuvre leur délai de rétraction dans les 7 jours, pas plus qu’ils ne signent l’acte définitif dans les délais impartis. En étaient-ils contraints par des conditions suspensives comme :

1) La délivrance d’un permis de construire dont l’acquéreur devait fournir une attestation à la Mairie agissant comme vendeur ?
2) La dépose d’une demande de prêt sous 2 mois et à la justifier auprès du vendeur. Cette demande de prêt a-t-elle été communiquée à la Mairie ?

L’acquéreur serait responsable s’il avait négligé de faire ces deux demandes. Un dépôt de garantie était-il mentionné dans ce compromis comme par exemple 5% du prix de vente, soit 2910€ ? Il n’aurait pu recouvrer cette somme versée à titre de dépôt de garantie que s’il avait justifié de la non-réalisation de l’une ou l’autre des conditions suspensives. L’acquéreur aurait du alors apporter la preuve que cette défaillance ne provient ni de son fait ni de sa négligence. Dans le cas contraire, cette somme devait être acquise de plein droit au vendeur, donc à la commune.
De plus, la loi précise que si l’une des parties ne régularisait pas l’acte authentique, elle devait verser 10%, soit une somme de 5820€ à l’autre partie à titre de pénalité (Article 1231-5 du code civil).

Monsieur et Madame Sirre n’ont pas honoré avant le 30 mars 2019 le compromis de vente signé avec la commune. En conséquence, ils ont renoncé à cette acquisition. La garantie de dépôt leur a-t-elle été restituée ? Les 10% de pénalité n’étaient-ils pas exigibles ? N’y a-t-il pas eu un abandon des pénalités applicables ? Qu’elle fut la réaction du Maire pour préserver les intérêts financiers de la commune ?

Si ce compromis de vente est officiellement clos, dans les faits officieusement il ne l’est pas : Dix jours plus tard, lors de la séance du 9 avril 2019 du Conseil Municipal, monsieur Sirre quitte la salle lors de la résolution « Compte administratif 2018 Réhabilitation DMC » où figure le terrain de 1010m² qu’il a pourtant légalement abandonné.
Pourquoi avoir quitté la salle du conseil municipal puisqu’il n’avait plus d’engagement foncier envers la commune ? Bizarrement, ce ressentiment sera confirmé 5 mois plus tard, le 10 septembre 2019.

Sixième point : Conseil Municipal du 10 septembre 2019 – Pour monsieur Sirre le prix de la parcelle baisse une seconde fois

Le 10 septembre 2019 Monsieur Sirre n’a pas abandonné son projet d’acheter ce terrain communal de 1010m² en faisant valoir son compromis de vente signé 280 jours plus tôt le 4 décembre 2018. Or  ce compromis n’avait une existence légale reconnue que pendant 116 jours soit jusqu’au 30 mars 2019.
Cette irrégularité n’a pas pu échapper à la vigilance acérée de la Mairie : ce compromis datant de décembre 2018 était-il toujours actif ? Son prix pouvait-il revu à la baisse ? Ce compromis était-il modifiable ? Quels étaient les délais à purger dans un nouveau compromis ?

Toujours en ce 10 septembre 2019 en fin d’après-midi, s’est tenu une réunion « municipalité ». Son compte-rendu est très instructif :

  • Monsieur le Maire propose de ramener le prix de vente des parcelles communales résidence Jean-Claude Brault :
               N°16 – 712 m² à 37000€
              N°18 – 1 010 m² à 52490€
  • Avec ce troisième prix, revu à la baisse, Monsieur Sirre marque « à nouveau » son intérêt pour cette parcelle.
  • Cependant la « municipalité » fixe comme règle : « Les compromis fixeront une date impérative de signature des actes de vente : au plus tard le 31 décembre 2019».

Toujours et encore, en ce 10 septembre 2019, mais cette fois-ci en soirée, le Conseil Municipal a délibéré sur la proposition de monsieur Sirre. Cette délibération s’appuie sur un compromis échu et donc sans fondement légitime. Elle est adoptée toujours à l’unanimité, les conditions fixées par la « Municipalité » notamment la date butoir du 31 décembre 2019.

En ce 31 décembre 2019 les délais ont bien été respectés par l’acheteur du lot n°16, mais en aucun cas par Monsieur Sirre …
C’est la troisième fois qu’il ne respecte pas les dates actées et imposées par l’assemblée souveraine du Conseil Municipal. A nouveau monsieur le Maire, aurait dû exiger le paiement d’une indemnité de dédit correspondant généralement à 10% du prix de vente soit 5249€. A nouveau, n’y a-t-il pas eu un abandon des pénalités applicables ? A nouveau, qu’elle fut la réaction du Maire pour préserver les intérêts financiers de la commune ?

Le calendrier inflige parfois bien des surprises … comme par exemple les élections municipales du 15 mars 2020. Est-ce une coïncidence mais messieurs Sirre et Laporte signèrent le 10 mars 2020, la vente de la parcelle communale, 5 jours avant ces élections qui firent de monsieur Sirre le nouvel adjoint chargés des finances. A nouveau, sur quelles bases ? A partir de quel compromis ?

Au terme de 18 mois de négociations successives, un profit important a été réalisé par monsieur Sirre. Entre le prix de départ de 60600€ fixé par le Service des Domaines et le prix négocié et renégocié auprès du Maire à 52490€, tout ceci n’est pas anecdotique. Le gain pour l’acheteur, ou la perte pour la commune, se monte à 8110€. Tout ceci n’a trouvé réalisation que par la coopération active du Maire et les différentes validations à l’unanimité du Conseil Municipal.

Dès le mois de septembre 2018, pourquoi monsieur Laporte n’a-t-il pas éconduit la proposition de monsieur Sirre ? Dès cette date il savait pertinemment que toute négociation financière avec l’un de ses conseillers municipaux se ferait fatalement au détriment des intérêts communaux dont il avait la charge de défendre. Oui, pourquoi toutes ces mesures de faveur successives ?

Septième point : PSLA – Maison Médicale – Arbre de la Liberté

Lors des élections municipales de 2020 c’est le groupe Allez Ducey qui a proposé la création d’un PSLA. Nous en sommes à l’origine car nous pensons que l’évolution des professions de santé dans notre commune est un facteur essentiel à la vie de notre cité.

(Extrait du programme électoral du groupe Allez Ducey toujours disponible dans son intégralité sur ce site)

Ce PSLA, s’il n’est pas détourné de sa vocation initiale comme s’est malheureusement à craindre, a pour but de coordonner toutes les professions de santé sur un territoire.
Nous sommes fiers que notre idée, même recyclée par la majorité municipale de madame le Maire, ait pu trouver un consensus pour un mieux vivre de la population. Ce dossier étant de la compétence de la Communauté d’Agglomération, nous avons demandé à son Président d’être intégré à son évolution, dès le 7 avril 2022 date de démarrage du projet.

C’est dans cette perspective unitaire, que sur le terrain l’équipe Allez Ducey a rencontré le 5 mai 2022 monsieur Laporte qui est à la fois vice-président de la Communauté d’Agglomération et Conseiller Municipal. Ensemble nous avons fait un piquetage approximatif d’implantation avec comme leitmotiv la préservation de l’arbre de la Liberté, planté le 21 mars 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Révolution.

Lui comme nous, fûmes unanimes pour demander à ce que la présence de cet arbre soit considérée comme étant un défi architectural. Nous fûmes également unanimes pour que tous les représentants de la commune de Ducey-Les-Chéris défendent d’une même voix ces deux impératifs, la santé avec le PSLA et la démocratie avec l’arbre de la Liberté.

Hélas, ce fut ensuite un grand silence … Il ne fut rompu qu’au bout de 6 mois à la suite de plusieurs de nos demandes. Une réunion de travail, plusieurs fois reportée, fut planifiée le 2 décembre 2022. Les participants étaient :

– Madame Lim et monsieur Doutez pour la Communauté d’Agglomération
– Madame Labiche comme Maire. Monsieur Laporte comme Conseiller Municipal était excusé
– Madame Mazier et monsieur Levoyer comme Conseillers Municipaux

Il fut collégialement admis deux points qui malheureusement dans le temps furent désavoués :

1) Un objectif de poursuivre un double but : d’une part construire un bâtiment à destination des personnels de santé et d’autre part de conserver cet arbre symbole de notre Liberté.
2) La participation des tous les acteurs, présents et même absent, aux futures réunions de travail avec l’architecte.

Le temps passa … Les semaines s’égrenèrent lentement … Point de nouvelles pour les vœux de nouvelle année … point de renouveau pour Pâques … les journées défilaient. Le printemps arriva, le réveil de la nature n’apporta pas de jeunes pousses, pas le moindre renseignement … Aux jours attendus s’écoulèrent de nombreux mois … sans nouvelles, ni de la Communauté d’Agglomération, ni de la Mairie.

A ce stade, rendons hommage à Henri Queuille, ancien Président du Conseil sous la 4ème République. Retenons deux de ses expressions :
« Mes promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». L’équipe Allez Ducey a-t-elle trop écouté en portant de l’importance aux promesses exprimées ?
Dans l’affirmative nous souscrivons pleinement à sa seconde formulation :
« La politique ce n’est pas de résoudre les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent ». L’on a tenté, et l’on persiste parfois à nous faire taire. « N’être pas écouté, ce n’est pas une raison pour se taire » disait Victor Hugo. C’est donc mal connaître la détermination de l’équipe Allez Ducey qui pose inlassablement sur la table les problèmes au mépris de ceux qui veulent les étouffer.

Mais brusquement, telle une bourrasque, au 23 du mois de mai en soirée, une communication de dernière minute fut apportée au Conseillers Municipaux. Une décision officielle et définitive serait prise dès le lendemain 24 mai en Conseil Communautaire. Pendant presque 6 mois, l’équipe Allez Ducey porteuse du projet, a été systématiquement et insidieusement écartée. Mais au-delà de cette démarche désinvolte, le sort de l’arbre de la Liberté était scellé : sa disparition.

Le symbole de notre démocratie sera tronçonné, débité et réduit en copeaux. Les commanditaires de ce meurtre prémédité continueront à déblatérer : « ce n’était qu’un arbre ».
Ultime offense pour atténuer leur méfait, ils en figeront le tronc en le statufiant. Quel emblème morbide et pétrifié pour notre République ! Que de pareils engagements bien sombres. En préservant cet arbre vivant et épanoui, c’était pourtant un gage de vitalité mémorielle sans cesse renouvelée au fil des saisons.

Ils vantent la mort dans une putride immobilité. Nous déclamons les vibrations de la vie dans l’action.

Alors, pour quelles raisons a-t-il été jugé préférable un traitement à caractère plus confidentiel, en bafouant au passage les engagements pris ? L’équipe Allez Ducey a été mise sur la touche pendant de nombreux mois de ce petit comité restreint. Pendant 7 réunions, il a été examiné avec l’architecte l’implantation du nouveau bâtiment avec comme conséquence la disparition de l’arbre de la Liberté. Mais au cours de ces comités confidentiels quel fut l’avis de monsieur Laporte ? Celui exprimé auprès de l’équipe Allez Ducey ou celui diamétralement opposé défendu par l’architecte et madame le Maire ?

Nous étions alors fortement curieux de connaître son positionnement lors de la séance plénière du 24 mai 2023 de la Communauté d’Agglomération. Enfin, il nous livrerait publiquement un choix clair et précis sur le PSLA de Ducey et sur l’arbre de la Liberté.

Mais notre curiosité fut vaine !

Monsieur Laporte fit défaut à cette assemblée dont-il est pourtant Vice-président. Dans son grand détachement de la vie municipale ducéenne il remit son pouvoir, ni à madame Labiche, ni à monsieur Levoyer, mais au Maire du Mont-Saint-Michel. Ainsi, notre édile a dû être atteint par une soudaine action de grâce divine, bénie sous les ailes protectrices de l’Archange … ou plus prosaïquement par un relâchement intestinal, qui se manifeste perfidement à chaque prise de décision difficile.

Ses absences en nos assemblées sont devenues courantes. Désormais, il arrive systématiquement en retard pour repartir méthodiquement en avance, lorsqu’il est présent bien entendu. Son désintérêt pour la chose publique est tel qu’il devrait manifester ce même abandon pour sa plantureuse indemnité mensuelle, en la consacrant sans compter … soit à la parole céleste prodiguée … soit à l’importation d’un conteneur de riz basmati. C’est selon.

A suivre, en guise de conclusion :

Arrivés à la fin de ce dossier, l’on pourrait croire que nous sommes au terme d’un inventaire déjà bien copieux. Il n’en est rien. L’équipe Allez Ducey dispose encore d’autres informations qu’il faut vérifier, classer, associer, analyser, avant d’être présentées. Que l’on se rassure, nous sommes vaillants à la tâche. La conclusion suivante n’est donc que partielle puisqu’il y aura d’autres éléments à produire.

Lors des dernières élections municipales, il ne lui suffisait pas de proférer en cœur : « c’est un emmerdeur, autant qu’il soit dehors qu’avec nous » pour résoudre le problème … loin s’en faut. Le temps qui passe a bien démontré l’inverse en dévoilant beaucoup de vérités pudiquement omises à défaut d’être cachées.
Ses propos traduisent surtout une solide amertume pour avoir été constamment désavoué lors de la restitution du chemin communal de Champagne dans le domaine public. C’est bien « l’emmerdeur » comme il dit, qui a pourvu seul aux défaillances matérielles, juridiques, morales, voire financières de la commune, n’en déplaise à des esprits étroits.
Au lieu de s’associer au succès de retrouver dans le patrimoine communal un bien qui lui avait été spolié, monsieur Laporte et madame Labiche ont accumulé une rancœur à outrance virant jusqu’à l’obsession. Fort heureusement, c’est de ce rejet viscéral qu’est née notre belle équipe Allez Ducey : « autant qu’il soit dehors » avait-il dit … Une bien mauvaise prophétie pour une toute autre réalité.

Monsieur Laporte est un élu dont les décisions d’un jour sont souvent contredites le lendemain. Elles ne sont jamais clairement établies, ni même définitives, tout dépend de l’orientation du vent. Or, dans notre contrée maritime il souffle d’ordinaire un vent de noroit. Mais il faut prendre garde au fâcheux vent de travers et parfois au redoutable vent contraire.
La fonction d’édile municipal exige plus de convictions. C’est bien en ce sens que l’équipe Allez Ducey a écrit sa devise « ce que l’on fait pour l’un doit pouvoir être fait pour tous », même si parfois des décisions sont difficiles à prendre. Car le bon sens a de l’avenir, toutes voiles dehors et vent en poupe, le navire Allez Ducey vogue ainsi vers un bon port.